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La revue Una città : Notre histoire

Una città naît en mars 1991 à Forlì à l’initiative d’un groupe d’amis, engagés politiquement à gauche dans les années de jeunesse, qui, sans aucun regret pour le militantisme d’autrefois ni, et encore moins, pour l’idéologie qui l’avait soutenu, s’étaient associé par une curiosité commune "pour ce qui se passe”, et par le désir d’en discuter avec d’autres, sans aucun préjugé. D’où le choix de l’interview, normalement très longue.
Les sujets et les personnes interviewées sont très variés. L’on peut trouver, par exemple, l’interview d’un jeune napolitain de Barra (un quartier populaire de Naples) qui, grâce aux " maestri di strada ” obtient sa licence en philosophie. Et, tout de suite après, l'on trouve l’histoire d'un jeune de Sondrio (en Lombardie), militant de Alleanza Nazionale (un parti de droite) qui joue du heavy metal et au rugby et il semble un bon garçon.

On compte désormais plus de 2200 d’interviews réalisées et toutes sont accessibles sur le site de Una città. La ligne du mensuel est donc, tout d’abord, le résultat d’un "engagement à demander ”. Le mensuel s’engage particulièrement sue les récits des " bonnes pratiques citoyennes ”, dans lesquelles on concrétise la participation des citoyens à la vie publique, aux discussions et aux décisions.D’où, aussi, l’intérêt pour cette tradition de coopération pluraliste, non étatiste, de la gauche italienne et européenne, complètement oubliée et effacée.

En ce qui concerne l’engagement international, Una città est allé faire des interviews dans certaines situations dramatiques dans lesquelles les spectateurs étaient presque toujours impuissants: la Bosnie, l’Algérie, le Kosovo, Israël et la Palestine. Ce travail journalistique s’est parfois transformé en une véritable campagne de solidarité. C’est le cas de l’Algérie, quand le journal a fait tout son possible pour faire connaître en Italie la résistance des démocratiques algériens contre le nouveau fascisme, celui du fondamentaliste islamiste, résistance souvent désespérée et complètement ignorée en Occident.

Una città croît que l’union de principes tels que la sauvegarde de la paix, la défense des droits de l’homme, la promotion de la démocratie et l’affirmation du " principe du prompt-secours ” (à la tutelle des minorités sous menace de génocide) ne dois jamais être dissoute. Le refus le plus ferme doit donc être opposé à tout impérialisme, même lorsque, tout en célébrant la démocratie, sa pratique traduit une politique de puissance, dans le mépris des droits de l’Homme.La revue est complètement autofinancée, elle n’a de rapports avec aucun parti ; elle a choisi de refuser la publicité ; ses collaborateurs sont présents dans différentes villes.

La fondation Lewin, dont certains des fondateurs ont donné naissance au journal, est devenue propriétaire de la revue en novembre 2009.


(Traduzione di Antinea Gualtieri et Delphine Barca).


La bibliothèque "Gino Bianco”

Gino Bianco, journaliste et militant socialiste, a vécu à Londres pendant vingt ans ; il a été correspondant de l’ Avanti! (quotidien du Parti socialiste italien) , mais aussi délégué du Parti Socialiste Italien, pour lequel il a participé aux réunions du Bureau exécutif de l’Internationale socialiste. Il a également été parmi les fondateurs de la fondation Alfred Lewin.
Lors de sa mort il a laissé à la Fondation une bonne partie de sa bibliothèque de culture politique. Des archives personnelles, très riches en documents sur le labour anglais et sur l’Internationale socialiste, un recueil très important de manuscrits, toujours inédits, d’Andrea Caffi (intellectuel militant aussi important que méconnu ; socialiste libertaire, il connut les prisons tsaristes, léninistes et nazis); et à peu près 2000 publications, très rares, de l’hebdomadaire Giustizia e Libertà, datant des années de la guerre d’Espagne. D’où l’idée d’une bibliothèque.
Le soutien de Miriam Rosenthal Chiaromonte a été très important : elle a fait don à la future bibliothèque d’une collection (rare pour l’Italie) de Politics, la revue américaine dans laquelle écrivaient, entre autres, Hannah Arendt, Simone Weil, Albert Camus et une ensemble de livres qui appartenaient à Andrea Caffi. Après sa mort, la Fondation a reçu en héritage une partie consistante de la bibliothèque de Nicola Chiaromonte. La fondation, en outre, possédait déjà à peu près 600 volumes concernant la Shoah et l’intégralité du patrimoine audio de la revue Una città (environ 2000 interviews pour un total d’environ 2000 heures d’enregistrement sonore). En outre la fondation a reçu, de la part de certains de ses membre, quelques collections de revues (" Mondo " de Mario Pannunzio, " Tempo Presente ", " l’Unità " de Gaetano Salvemini, " Ponte " de Piero Calamandrei, " Preuves ", la revue française de l’Association pour la liberté de la culture, " Critica sociale " et autres). À cela s’ajoute le fait qu’un membre de la fondation a fait don de la maison qui l’hébèrge aujourd'hui.
La bibliothèque est dédiée au souvenir de la Shoah et des génocides du XXème siècle, à l’étude et à la diffusion de l’"autre tradition” de gauche et des revues dans lesquelles écrivirent tous ceux qui ne cédèrent pas aux charmes de la "pensée unique” communiste, à la réflexion sur les problèmes de la citoyenneté et de la démocratie dans des sociétés comme la nôtre. Finalement, aujourd'hui, la bibliothèque a un site où l'on peut consulter, directement en ligne, tous ces textes, souvent introuvables ailleurs.

Ici le site de la Bibliothèque Gino Bianco.

archivio

La Fondation
Alfred Lewin

Alfred Lewin, jeune juif allemand, fut militant dans le Bund deutsch-judischerJugend, l’Association pour la jeunesse juive de Berlin.
En 1936, Alf
red, sa sœur Lissi et sa mère Jenny s’enfuirent de l’Allemagne en proie du nazisme, et se réfugièrent en Italie. Alfred, passionné et doué pour les langues, s’intéressa aux études de langue de sa sœur Lissi. A l’arrivée des lois raciales, Alfred s’évertua à convaincre sa sœur de se réfugier en Angleterre. Lissi partit en 1939 et rejoignit Manchester.
En 1940
Alfred fut arrêté et envoyé en exil en Italie du Sud. En 1942 il demanda à être rapproché à la mère, restée dans le nord, et désormais assez malade. Il demanda, en fait, d’aller dans la mauvaise direction (beaucoup des juifs enfermés dans les camps du sud réussiront à se sauver). Alfred rejoignit sa mère dans un camp d’exil aux alentours de Pesaro et ils furent tous deux incarcérés en 1944 à Forlì.

En septembre 1944 ils furent fusillés par des fascistes italiens et SS allemandes, avec seize autres juifs et juives, quelques jours avant le déplacement du front. En novembre, en effet, Forlì fut libéré. Les corps, jetés dans un cratère de bombe, furent exhumés en 1946 et placés dans le cimetière monumental dans des tombes isolées et anonymes.

C’est seulement en 1994, grâce à l’engagement de quelques citoyens, qu’ils eurent droit à un enterrement digne, et que la ville de Forlì se rappela enfin le massacre. La sœur Lissi, avait épousé un antifasciste allemand à Manchester et avait donné le jour à une fille. Malgré toutes ses recherches, elle ne réussit à savoir rien de précis. Rentrée vivre en Allemagne, celle de l’Est, ce n’est qu’en 2000 elle connaîtra le lieu et les modalités de la disparition de son frère et de sa mère. Il était alors de nouveau possible voyager en l’Europe et, après 56 ans de séparation avec sa mère et son frère, Lissi put visiter leurs tombes.

En 2002 Lissi Lewin donnera son consentement à la constitution de la fondation Alfred Lewin. En 2003 Lissi Pressl Lewin fut Présidente honoraire de la Fondazione Alfred Lewin. Elle est morte à Berlin le 25 septembre 2009.


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